|
Membre du
|
|
||||||||||||||||||
|
La récupération des vieux papiers Une industrie insoupçonnée Par Martine Frigon Il est bien terminé le temps où la récupération se limitait à utiliser un vieux journal pour faire un feu dans le poêle de nos grands-mères. La récupération, c’est aujourd’hui une industrie mondiale, cotée en bourse, qui implique de grandes papetières, des institutions, des tours à bureaux, des commerces et qui emploie beaucoup de travailleurs et de travailleuses. Il existe même un index à la bourse quantifiant quelque 50 grades de papiers et qui fixe les prix pour acheter ce type de marchandise.
Un service de récupération en entreprise
Au Québec, il existe bien sûr le service de collecte assurée par les municipalités. Toutefois, la récupération prend un tout autre sens dans les tours à bureaux, les marchés d’alimentation et autres places d’affaires qui disposent de papiers ou de cartons déjà utilisés. Les papetières sont de grandes consommatrices de papier à recycler. Elles doivent donc s’approvisionner quelque part. Chez Cascades, il existe un programme de récupération des vieux papiers et cartons pour fournir ses usines en matières premières.
Par exemple, l’entreprise achète les papiers utilisés par les bureaux abrités dans les immeubles gérés par la Société immobilière du Québec ainsi que les cartons d’emballage utilisés par Métro, Molson, Provigo et Costco. « Nous avons une équipe de représentants qui soumissionnent auprès des organismes publics et gouvernementaux ainsi qu’auprès des entreprises privées », explique Claude Cardin, directeur général de la Division récupération et désencrage chez Cascades.
Pour une tour à bureaux comme la Place Ville-Marie, Cascades procède de la façon suivante : les papiers et cartons récupérés dans les bacs sur les étages seront acheminés au sous-sol par les équipes d’entretien ménager. Des camions-remorques de Cascades viendront alors chercher la marchandise. Elle sera transportée dans l’un des quatre centres de tri appartenant à l’entreprise manufacturière. D’autres types d’entreprises comme les marchés d’alimentation posséderont des presses fournies par Cascades qui réduiront les cartons d’emballage en ballots. Ces derniers seront alors acheminés directement aux papetières sans passer par les centres de tri. « Certaines entreprises peuvent solliciter jusqu’à cinq camions-remorques par jour. C’est le cas de Provigo notamment », précise M.Cardin.
Les 2/3 des matières premières qu’utilise la
papetière Cascades sont à base de papier et de carton à recycler. Avec
cette matière, l’entreprise fabriquera entre autres des emballages
pour les œufs, des boîtes d’emballage en carton, du papier pour les
photocopies, du papier hygiénique, des essuie-mains et des
papiers-mouchoirs.
|
|
||||||||||||||||||