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L'utilisation de matériaux composites en aviation La recherche mène à des changements de procédés importants Par Martine Frigon La recherche qui consiste à développer de nouvelles pièces fabriquées en matériaux composites en aéronautique est en train de faire un grand pas, grâce à une équipe de chercheurs du Conseil national de recherche Canada (CNRC) situé à Ottawa. En collaboration avec des manufacturiers tels que Bombardier et Bell Helicopter ainsi que des chercheurs universitaires, de nouvelles méthodes pour utiliser davantage des matériaux composites en aviation pourraient permettre de changer la technologie employée présentement dans l’industrie au cours de la prochaine décennie.
Un rythme plus lent que prévu en aviation
Il y a trente ans, plusieurs chercheurs pensaient que les matériaux composites remplaceraient rapidement le métal dans la structure d’un avion. Ceci notamment à cause de la légèreté des matériaux composites comparativement au métal. Dans les faits, l’utilisation des matériaux composites a progressé en aéronautique, mais cela à un rythme très lent. De plus, cette transition ne s’étend pas à tous les types d’avions. Parmi les raisons invoquées, on retrouve le coût encore élevé des processus de fabrication dû aux nombreuses manipulations, le peu de possibilités de réparer la pièce, le conservatisme des transporteurs et l’obligation de réorganiser certaines infrastructures au sein des entreprises d’aviation ou des transporteurs pour permettre la maintenance des pièces fabriquées en matériaux composites.
Une recherche qui mène à une autre découverte
Par ailleurs, les chercheurs du Conseil
national de recherche Canada qui se penchent sur l’utilisation de ce
type de matériaux en aéronautique ont développé une nouvelle
technologie de fabrication. « Les recherches mènent actuellement à une
autre façon de fabriquer des matériaux composites. Au lieu d’utiliser
la chaleur, nous pourrions utiliser l’électricité », explique Andrew
Johnston, chercheur au CNRC. « Dans les faits, les avantages sont
certains : la fabrication des pièces serait plus rapide car il y
aurait moins d’étapes à effectuer. Cela pourrait prendre quelques
minutes au lieu de quelques heures par exemple. » La recherche étant
encore à ses balbutiements, cette technologie est encore au stade de
l’essai. Les coûts ne sont pas compétitifs avec les équipements
utilisés présentement en industrie. M. Johnston prévoit que d’ici dix
ans cette technologie pourrait être disponible sur le marché.
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