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Les normes sur l’essence changeront en janvier 2005 Des réorganisations importantes pour l’industrie du raffinage Par Martine Frigon De nouvelles normes canadiennes sur l’essence entreront en vigueur le 1er janvier 2005. Elles consistent à réduire à 30 parties par million (ppm) la teneur en soufre. Ceci représente une réduction d’environ 90 %, car la teneur en soufre de l’essence vendue actuellement au Canada est de 280 ppm.
Selon l’Institut canadien des produits pétroliers, qui regroupe des compagnies pétrolières, les travaux obligatoires pour répondre à ces nouvelles normes requerront une dépense totale de 1,8 milliard de dollars de ses compagnies membres. Tout comme les autres pétrolières canadiennes, la raffinerie Jean-Gaulin, propriété d’Ultramar et située à Lévis, s’engage dans la production de ce type d’essence. Pour ce faire, elle renferme actuellement un chantier hors du commun. En effet, on y construit une unité de désulfuration des essences de craquage qui permettra de produire 47 000 barils par jour de composants d’essence à teneur plus faible en soufre. Ces travaux se chiffrent à 300 M$.
Des équipements colossaux
Un équipement pour le moins inusité est installé sur le chantier. Il s’agit d’une grue gigantesque de 1 600 tonnes, une des plus grosses au monde. Sa dimension équivaut à un édifice de 45 étages. Ce n’est pas tout… Des modules de dimensions pour le moins impressionnantes sont arrivés par bateau en novembre dernier. Les principaux mesurent environ 7,5 m sur 7,5 m sur 27 m et ils doivent former la section régénération de l’unité de reformage catalytique. Pour les amener du bateau amarré au chantier maritime Davie, au site de la raffinerie Jean-Gaulin, il a d’ailleurs fallu réaménager les fils des différents fournisseurs de services publics sur le passage qu’a emprunté le convoi. Ce dernier avait une vitesse de croisière de 2 à 3 km/h.
Côté main-d’œuvre, le chantier représente
une manne pour les travailleurs de la région de Québec. « Jusqu’à
maintenant, de 600 à 700 travailleurs ont été embauchés sur le
chantier et nous prévoyons atteindre au-delà de 1 000 travailleurs au
printemps 2004 », explique Richard Boucher, directeur général de la
raffinerie Jean-Gaulin.
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