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Évaluation et prévention des catastrophes environnementales : les chercheurs de "DRAME" s'y penchent... Adapté par Martine Frigon Chaque hiver, il n’y a pas quelque part une rivière qui ne fasse des siennes. Que dire du débordement des cours d’eau au printemps, de l’impact des changements climatiques et des surprises de la nature ! Une équipe de chercheurs de l’École de technologie supérieure de Montréal s’est penchée sur le problème des catastrophes environnementales en faisant partie de DRAME (Développement et recherche appliquée en modélisation environnementale). Outre la détection des frasques de Mère Nature, les recherches aideront également l’industrie agricole.
La télédétection comme protection
DRAME utilise particulièrement la télédétection pour ses recherches. En termes simples, il s’agit de détecter la quantité d’eau accumulée sur le sol de façon à prévoir si ce dernier sera en mesure d’absorber l’eau excédentaire lors de pluies abondantes ou de crues massives. Dans la négative, cette eau ne se répandra pas à la surface et pourra entraîner des inondations.
Les chercheurs soutiennent que certaines catastrophes auraient pu être anticipées. Ils citent notamment le cas de la rivière Rouge au Manitoba qui a débordé il y a environ deux ans. Selon ces derniers, les grands froids survenus au cours de l’automne précédent avaient provoqué un gel accéléré du sol, de sorte que la neige s’était accumulée à la surface sans possibilité d’y pénétrer. Au printemps, le sol n’était pas en mesure d’accueillir l’eau occasionnée par la fonte des neiges, si bien que cette eau supplémentaire s’est répandue sur la surface avec les dégâts que l’on connaît. À l’aide d’outils de prévision, il aurait été possible d’anticiper la catastrophe et de mettre en place des mesures préventives pour les habitations et la population touchées. Dans cette optique, une meilleure connaissance des sols par la télédétection peut fournir des indications non seulement en matière de prévention d’une catastrophe naturelle, mais également pour identifier de nouvelles zones habitables ou potentiellement dangereuses.
Meilleure connaissance des sols en agriculture
Les recherches de DRAME s’étendent aussi à
l’analyse des sols pour l’industrie agricole. Dans un rayon de 100 km
autour de Montréal, les chercheurs de DRAME ont installé un parc
contenant près de 50 stations hydrométéorologiques. Huit stations
couvrent le bassin de la rivière des Anglais, incluant la région des
terres noires qui regroupe d’importants producteurs maraîchers en ce
qui a trait à l’utilisation de superficie. On y calcule la pression et
l’humidité atmosphériques, la température de l’air, le rayonnement
solaire, l’humidité, la température du sol et l’épaisseur de la neige.
Source : France LeBrun La Boîte de Comm.
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