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Les métiers qui embauchent par Claude Giguère Les prévisions économiques officielles qui font état de la création de centaines de milliers d'emplois au cours des années à venir sont considérées soit comme optimistes, soit comme trop dépendantes d'une croissance qui n'est pas assurée. Cependant, certains secteurs d'emploi spécifiques se démarquent, notamment les domaines liés de près ou de loin à l'industrie. Les jeunes qui sont en processus de choisir un profil d'études duquel dépendra largement leur avenir ou les personnes qui songent à une réorientation de carrière ont donc intérêt à suivre de près les prévisions sectorielles concernant différents métiers.
Plusieurs profils offrent des possibilités intéressantes tant au chapitre de la sécurité d'emploi que des salaires comme tend à le démontrer l'analyse " Perspectives professionnelles 2001-2005 " réalisée par Emploi Québec. On y souligne que " les industries où la croissance attendue de l'emploi sera la plus forte sont celles du matériel de transport, du meuble, des produits métalliques et de la machinerie. " En ce qui concerne la construction, les analystes notent que la crise du logement, en plus de divers projets de construction institutionnelle, commerciale, et d'infrastructures auxquels des investissements de plusieurs milliards de dollars sont rattachés permettront d'assurer " la relève des grands chantiers qui sont terminés (Alcan, Magnola) ou qui le seront sous peu (Sainte-Marguerite). " Mais, toujours pour ce qui est des métiers de la construction, un bémol s'impose du fait que les taux de chômage sont parfois élevés dans certains secteurs en raison de la baisse de demande qui peut survenir pendant l'hiver.
Même s'il est dit que " le taux de chômage est inversement proportionnel aux années de scolarité ", les plus instruits gagnant généralement de plus hauts salaires, Emploi Québec prédit que près de 60% des futurs emplois à combler seront rattachés aux professions de niveau technique et intermédiaire. En y regardant bien, on constate que plusieurs métiers ne nécessitant pas de longues années d'études universitaires offrent des perspectives de possibilité d'embauche et des salaires intéressants.
Globalement, entre 2000 et 2005, on prévoit que 600 000 postes devront être comblés au Québec, dont 250 000 nouveaux. L'attrition sera responsable de 57% des besoins de main-d'œuvre alors que 43% des emplois créés sont rattachés à la croissance économique prévue. Plusieurs emplois à perspectives très restreintes sont aussi identifiés par les analystes, mais nous avons préféré vous offrir ici un bref survol des métiers de l'industrie qui embauchent.
Métiers, transports et machinerie
Note : dans le cas des métiers liés à l'aérospatiale, il y aurait lieu de vérifier que les récents événements sur la scène mondiale n'ont pas bouleversé les données, alors que l'on sait que le secteur de l'aviation rencontre d'importantes difficultés. Pensons à Air Canada qui annonçait récemment la suppression de milliers d'emplois ou à Swiss Air qui est en faillite.
Transformation, fabrication, et services d'utilité publique
Sciences naturelles et appliquées et professions apparentées
Universitaire - ingénieurs mécaniciens, électriciens, électroniciens, chimistes, d'industrie et de fabrication, informaticiens, programmeurs et analystes informatiques.
Note : les métiers de cette catégorie nécessitent des études post-secondaires et près de 70 % des emplois offerts entre 2001 et 2005 seront de nouveaux emplois.
Source des statistiques et informations
supplémentaires : http://emploiquebec.net
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