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Le client dit-il la vérité ?
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par Roger
St-Hilaire,
instructeur de ventes |
L’une des plus grandes difficultés rencontrées
par le personnel de vente, ou par ceux qui font du développement des
affaires, est d’apprendre à faire face aux objections des clients.
Tout d’abord, parce que les refus répétés rencontrés par un individu
finissent souvent par miner sa confiance personnelle, de même que
celle qu’il doit avoir envers son organisation, ses produits et ses
services. Et pourtant, les études démontrent que dans 67% des cas,
la première objection soulevée par les clients n’est pas vraiment la
raison de son refus.
Pourquoi en est-il ainsi?
Le client a-t-il l’impression qu’on viole son intimité?
Le client a-t-il peur de révéler sa situation financière?
Le client a-t-il entendu des rumeurs négatives au sujet de votre
organisation ou de votre gamme de produits ou de vos services?
Le client bénéficie-t-il de certains privilèges de son fournisseur
actuel qu’il craint de perdre?
Le client ressent-il vraiment un besoin pour vos produits ou vos
services?
La situation financière de votre client l’oblige-t-il à remettre son
projet ou à envisager une autre alternative sans qu’il ait envie de
vous le révéler?
Le client croit-il que les prix vont baisser et qu’il vaudrait mieux
pour lui d’attendre et de gagner du temps?
Le client hésite-t-il entre d’autres propositions et la vôtre?
Le client fait-il face à des contraintes qui l’empêchent de donner
suite à son projet?
Votre client doute-t-il de la valeur de votre produit ou fait-il
semblant dans le but de vous amener à réduire vos prix?
Le seul fait de vous sensibiliser à ce questionnement, devrait vous
rassurer quant à votre confiance personnelle et vous inciter à
accepter les refus de vos clients comme des étapes à franchir plutôt
que mettre fin à vos entrevues.
Cela ressemble davantage à un défi qu’à une fin et, c’est pour cette
raison, que l’on dit que la vente commence quand le client dit non.
Vous pourrez réduire le nombre de refus en méritant d’abord le
respect de votre client et en faisant un bon diagnostic de sa
situation, plutôt que de lui proposer froidement des solutions
toutes faites sans vous soucier de ses attentes, de ses préférences.
Il importe que vous soyez mieux préparé lors de vos rencontres et,
que votre attitude reflète davantage votre souci de l’aider à
réaliser ses objectifs plutôt qu’à faire un profit à tout prix.
La négociation d’une entente ou la concrétisation d’une vente
comporte souvent quelques éléments de «bluff» et vous devez vous
abstenir de porter des jugements négatifs sur vos interlocuteurs,
tout en étant vigilant, sans quoi la méfiance s’installera et le
climat nécessaire à une bonne transaction s’effondrera. 
Vous pouvez joindre M. Roger
St-Hilaire
au (418) 626-7498
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