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VENDRE EN PÉRIODE DE TURBULENCE
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par Roger
St-Hilaire,
instructeur de ventes |
En écoutant certains chefs d’entreprise et ceux
qui sont employés au développement des affaires, on a l’impression
que le ciel leur est tombé sur la tête.
Quand ce ne sont pas les gens de l’industrie du
bois, ce sont ceux des milieux financiers. Pendant que les secteurs
rattachés au tourisme se plaignent des retombées négatives, de la
valeur à la baisse du dollar américain, les fabricants, en général,
se plaignent de l’invasion chinoise dans leur industrie.
S’il est vrai que ces phénomènes ont une influence négative sur leur
chiffre d’affaires et parfois leur taux de croissance, il n’en
demeure pas moins que c’est l’histoire qui se répète.
Quand on scrute le passé, on s’aperçoit que d’autres avant nous ont
relevé les défis et souvent, ils seront à même de nous dire que ce
fût l’élément déclencheur qui a marqué leur évolution.
Le problème majeur actuellement n’est pas de vivre ces situations,
mais de ne pas avoir prévu des mécanismes de rechange. Ceux qui
vivent ces problèmes se doivent de modifier leurs stratégies de même
que leur argumentation. Il est également probable qu’ils devront
s’attaquer à de nouveaux marchés.
Il n’est pas rare que des vendeurs se sentent dépourvus du fait que
ça leur arrive et, qu’ils doivent recommencer à faire de la
prospection après s’être fiés sur le bouche-à-oreille pendant des
années. Il ne s’agit pas de tout chambarder, mais de s’arrêter et de
faire le bilan de nos opérations pour faire une mise à jour de nos
forces.
Ne pourrait-on pas compter sur la contribution accrue de certains de
nos leaders? N’y a-t-il pas quelqu’un qui soit prêt pour de plus
grandes responsabilités? Plutôt que de regarder ce qui nous échappe,
ne conviendrait-il pas d’exploiter davantage les forces qui nous ont
values du succès dans le passé? Si le bouche-à-oreille semble battre
de l’aile, ne pourrait-on pas le raviver en sollicitant davantage
nos anciens clients qui ont peut-être été pris pour acquis?
Si on est dans l’industrie du bois, il est certainement faux de
croire que le marché américain achetait chez nous uniquement à cause
de la valeur de leur dollar. S’ils ont pu apprécier la valeur de nos
produits et y trouver leur bénéfice, il n’est pas dit qu’ils
trouveront ailleurs des substituts adéquats et que, même à un coût
supérieur, ils ne seront pas disposés à se procurer encore ces
produits chez nous.
Il est également clair que ce n’est pas tout le monde qui se
contentera de produits venus de Chine, qui sont parfois de pâles
copies des nôtres et que plusieurs seront fidèles à nos produits
qu’ils jugent de qualité supérieure.
Il est temps de changer notre discours et de sortir des sentiers
battus. Comme dans le sport, des vétérans se redresseront pour
élever leur jeu d’un cran pendant que des recrues profiteront de ces
périodes remplies de nouveaux défis pour se faire valoir.
Les montres Rolex n’ont pas cessé de se vendre parce que des copies
se vendent à des prix ridicules. Malgré tous les efforts de nos
gouvernements pour inciter la population à recourir aux produits
génériques pourtant moins dispendieux, il y a encore 80% des gens
qui préfèrent les produits originaux. 
Vous pouvez joindre M. Roger
St-Hilaire
au (418) 626-7498
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