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L’Internet ami ou ennemi du vendeur?
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par Roger
St-Hilaire,
instructeur de ventes |
Il peut être l’un ou l’autre et Dieu sait si les
opinions divergent à ce sujet.
Personne ne peut cependant ignorer l’influence
qu’elle a dans un processus d’achat et qui s’accentue de façon
vertigineuse. À titre d’exemple, 35% des inscriptions à nos
séminaires se font sur Internet dont le tiers en dehors de nos
heures de travail sans qu’on ait à intervenir.
Quelle valeur donnez-vous à la référence qu’un
vendeur vous refilera pour un service ou un produit complémentaire
qu’il ne peut vous offrir lui-même, mais qui vous sauve du temps en
plus de vous rassurer dans votre démarche?
Dans certains cas, l’Internet remplacera certains vendeurs dont le
travail se limitait à la prise de commandes, mais le client sera
privé de l’opportunité d’être informé des nouveautés, des promotions
en cours et encore plus souvent des ventes complémentaires ou
croisées qu’il devrait convoiter.
De plus, la relation qui s’établissait entre l’acheteur et le
vendeur au cours des rencontres ou des nombreux contacts
téléphoniques était susceptible de favoriser des échanges
d’informations qui étaient souvent la base de collaboration sous
diverses formes.
Il est amusant d’entendre les gens d’affaires parler de «valeur
ajoutée» comme si c’était l’invention du siècle mais sans le
définir, ce qui équivaut à un slogan, une espèce d’Aspirine ou même
un mythe. Comment appelait-on ça lorsqu’en réservant une chambre
d’hôtel on vous avisait qu’il y avait une disponibilité pour une
chambre de meilleur niveau au même prix?
Comment appelait-on ça lorsqu’on nous faisait penser de réserver
immédiatement nos chambres pour des évènements futurs parce qu’un
congrès serait tenu à cette date et qu’une certaine rareté était à
prévoir?
Comment appelait-on ça lorsqu’en réservant une annonce dans un
journal, on vous proposait 3 annonces au prix de deux, à condition
de respecter un certain échéancier ou un cahier spécial plus
approprié à notre besoin?
Comment appelait-on ça lorsqu’on commandait un item sur le point
d’être discontinué et qu’on nous recommandait d’y aller avec de plus
grandes quantités ou encore, d’opter pour une alternative
appropriée?
Quel mot du dictionnaire illustrait le mieux le travail du vendeur
qui lors d’une urgence se chargeait d’emprunter de la marchandise
ailleurs pour nous accommoder, en plus de s’occuper de nous le faire
livrer par des moyens inhabituels?
Comment appelions-nous le fait qu’un vendeur recommande un
fournisseur pour des articles ou des services qu’il ne pouvait nous
procurer?
Il est évident que l’Internet a modifié le comportement de
l’acheteur tout en facilitant le travail des entreprises.
Quelle note donnez-vous au vendeur qui vous recommande un produit
différent, plus complet, plus économique, plus performant ou mieux
adapté à votre situation que ce que vous vous apprêtiez à acheter?
Combien de temps ou combien de fois auriez-vous regretté cet achat
en plus d’en subir les inconvénients et les conséquences? Il n’est
pas question de condamner l’évolution que nous offre l’Internet,
mais en tant qu’entreprise, on ne peut ignorer ces éléments de
réflexion.
En remplaçant un outil par un autre, on prive parfois nos clients de
services qu’ils appréciaient et qu’ils devront peut-être regarder
ailleurs pour les obtenir à notre détriment. 
Vous pouvez joindre M. Roger
St-Hilaire
au (418) 626-7498
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