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Couvert du Magazine Circuit industriel

  Cette chronique a été publiée dans l'édition de décembre 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Le marquage du bois

par Frank Guglielmetti
Conseiller technique

 

Dans notre monde industrialisé, l'optimisation de toutes les parties du billot de bois est d'un intérêt capital pour les entreprises. Chaque pièce est évaluée, classée par catégorie et marquée en fonction de l'utilisation prévue. Le transport, le sciage et les autres étapes de la transformation dépendront de la qualité de chacune des pièces, et ce, que ce soit du bois mou ou du bois dur.

 

Dans cette optique, le marquage devient de plus en plus une étape importante pour optimiser la ressource. Jusqu'à tout récemment, le bois d'œuvre dans les grandes scieries était encore marqué avec des rouleaux encreurs caoutchoutés qui roulent sur la surface en y apposant un logo et l'identification de la pièce de bois. Il est maintenant possible d'utiliser des systèmes de marquage automatisés programmables pour identifier les billots, pour apposer un logo et identifier les pièces coupées et / ou les pièces de bois usinées comme les fermes de toit, les poutrelles de plancher et le plancher flottant.

 

Les solutions automatisées pour ce genre de production ne sont pas simples parce que les contraintes sont variées. Les principales contraintes sont : la poussière, l'humidité, le froid et autres selon l'application. Toutefois, la plus importante contrainte est sûrement la vitesse. Les entreprises ne veulent surtout pas réduire leur vitesse de production pour marquer les pièces et cela devient le problème déterminant à régler parce que plus on va vite, plus l'équipement a besoin d'entretien et les temps d'arrêt sont très coûteux dans cette industrie. Un système de marquage robuste, à l'épreuve de l'humidité et de la poussière, qui pourra opérer à basse ou à haute température est déjà difficile à trouver. Cependant, c'est une autre histoire lorsqu'il s'agit de réduire au minimum ou même de penser à éliminer les temps d'arrêt.

 

Le problème : Les bons équipements vont vite ; votre voiture automobile aussi. Pourtant, vous savez que vous ne pouvez pas rouler pendant 100 000 km à 220 km à l'heure continuellement sans vous arrêter pour changer l'huile plusieurs fois, vérifier le système de refroidissement, la pression des pneus et l’état, et même les changer. C'est impensable ou c'est envisageable seulement si vous avez les moyens de changer la voiture à chaque 50 000 km au compteur. C'est la même chose pour les têtes de marquage. De fait, même si en principe elles peuvent marquer vite, elles ne pourront soutenir une vitesse optimale de façon constante sans qu'il faille investir dans l'entretien et le remplacement des têtes à plus ou moins brève échéance.

 

Pour certaines applications comme le marquage du bois de plancher ou de finition, il sera préférable d'utiliser un système à jet d'encre continu, à séchage au contact plus rapide mais moins flexible que les jets d'encre réguliers. Ces systèmes sont en général plus fragiles et plus dispendieux.

 

La solution : Quand la vitesse de production est très rapide, il faut penser que la partie mécanique des têtes de marquage doit refroidir et avoir le temps de se recharger en encre et en énergie pour être prête à imprimer de nouveau sans que le processus ne crée une usure prématurée des éléments internes de la tête. On devra faire alterner le marquage avec deux, trois ou même quatre têtes de marquage pour éviter des arrêts de production importants et onéreux, et pour ne pas être obligé de changer les têtes trop fréquemment. Il sera important de prévoir l'acquisition de têtes de marquage supplémentaires pour faire une rotation et la maintenance de chacune d'elles, et pour ne pas subir de temps d'arrêt causé par un bris sur plus d'une tête simultanément.

 

L'installation : C'est une des étapes cruciales de l'implantation d'un procédé de marquage automatisé en usine. Faites appel à l'expertise des techniciens installateurs du fournisseur du système de marquage ; ils pourront évaluer le processus et recommander le meilleur endroit pour procéder à l'installation en vue d'optimiser l'efficacité du système et de faciliter l'accès pour l'entretien. N'utilisez que l'encre qui est recommandée par le manufacturier du système. En voulant économiser quelques dollars sur les fournitures, vous pourriez avoir à remplacer et / ou à réparer le système en raison de résidus produits par une encre non conforme.

 

En conclusion : Le marquage du bois requiert un système de marquage aux qualités supérieures. Pour en faire l'acquisition, vous devrez tenir compte des différentes contraintes liées à l'environnement où le système évoluera, à la vitesse des opérations et à la qualité du marquage requis. Tout cela bien sûr en étant conscient des coûts d'opération, de maintenance et de remplacement des têtes de marquage du système. Enfin, il devrait vous être possible de visiter d'autres installations effectuées par votre fournisseur et de vérifier le degré de satisfaction des clients. Si un mauvais choix peut se révéler très coûteux, un excellent système de marquage pour le bois peut s'avérer un investissement rentable à bien des égards.

 

Vous pouvez joindre Frank Guglielmetti, conseiller technique chez Redemac inc. au

(514) 335-9570 poste 12 ou par fax au (514) 335-4087