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Couvert du Magazine Circuit industriel

  Cette chronique a été publiée dans l'édition d' octobre 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Le risque et vos placements

Michel Roy

par Michel Roy, planificateur financier

La principale raison pour laquelle un nombre élevé d’investisseurs ne réussissent pas à s’enrichir en investissant dans des actions est qu’ils ne comprennent pas le risque.

 

Cette incompréhension du risque se résume à deux idées préconçues :

  • Premièrement, les investisseurs surestiment grandement le risque à long terme des placements en actions et / ou,

  • Deuxièmement, les investisseurs sous-estiment de façon encore plus marquée les risques de ne pas investir dans les actions.

La première fausse idée consiste à croire que les placements en actions comportent des risques de perte à long terme. Ce n’est pas le cas !

 

D'habitude, la façon la plus concrète de décrire le risque pour la majorité des investisseurs consiste à imaginer le pire scénario. Le tableau ci-contre illustre les meilleurs et les pires rendements réels pour les actions, les obligations et les bons du trésor depuis 1802 pour différentes périodes. (source : Stocks for the long run. Jeremy Siegel)

 

Selon ces données, il est évident que les actions sont des placements plus risqués à court terme ; cependant pour toutes les périodes de 5 ans depuis 1802, la pire performance (-11 % en rendement réel avant impôts) des actions n'a été que légèrement plus basse que celle des obligations et des bons du trésor. Pour toutes les périodes de 10 ans, la pire performance des actions a été meilleure que celle des obligations et des bons du trésor. Sur des périodes de 20 ans, les actions n'ont jamais rapporté moins que le taux d'inflation, alors que les obligations et les bons du trésor ont reculé de 3 % par année durant ces mêmes périodes. ( N'oublions pas qu'une perte de 3 % par année pendant 20 ans effacera 50 % du pouvoir d'achat d'un portefeuille ).

 

Court terme… moyen terme… long terme… ?

 

Bien des investisseurs se questionnent à savoir si leur horizon de placement peut vraiment s'étendre sur des périodes de 10 ou 20 ans ; cependant, ces visions à long terme sont beaucoup plus réalistes que la majorité des investisseurs acceptent de le reconnaître. Une erreur commune des investisseurs consiste à sous-estimer la période de détention de leurs placements.

 

Selon les statistiques les plus sérieuses, même à l'âge de 65 ans, la plupart des gens conserveront leurs placements pendant plus de 10 ans.

 

Le succès de l'investissement à long terme nous apparaît très simple en principe, mais plus difficile en pratique. Acheter et conserver un portefeuille diversifié d'actions est accessible à tous les investisseurs, peu importe leur intelligence, leur jugement ou leur situation financière. Mais les histoires à succès instantané incitent beaucoup de gens à jouer un jeu très différent de l'investisseur à long terme.

 

Pour la plupart des investisseurs, essayer de battre le marché mène à des résultats désastreux. Ils prennent beaucoup trop de risques ; les coûts reliés aux transactions sont trop élevés et ils se retrouvent le plus souvent coincés par les émotions du moment – pessimistes quand les marchés sont à la baisse et optimistes quand les marchés sont à la hausse. Leurs comportements émotionnels font en sorte qu’ils obtiennent des rendements beaucoup plus bas que ceux pouvant être obtenus en conservant leurs placements.

 

La première grande victime d’une baisse de marché, c’est la capacité de distinguer entre la volatilité et une perte. Lorsque les gens cèdent à la panique, il leur devient pratiquement impossible de comprendre que les marchés peuvent créer de la volatilité ( dans un portefeuille d’actions bien diversifié ) mais qu’ils sont les seuls à pouvoir créer des pertes permanentes. Et comment quelqu’un peut-il transformer une baisse temporaire en perte permanente ? En vendant, bien entendu !

 

N’oublions pas…

 

La croissance est permanente… les baisses sont temporaires.

 

À quand remonte la dernière évaluation sérieuse de votre porte-feuille de placements ?

 

Vous pouvez joindre M. Michel Roy du Groupe Action Financière au
(418) 624-0850 ou par courriel au mroy@gaf.qc.ca