Rechercher :
Début du mot Mot entier Partie du mot

     

Logo MCI

 

 

 

Couvert du Magazine Circuit industriel

  Cette chronique a été publiée dans l'édition d' octobre 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
  Pour ne pas manquer nos prochaines chroniques,
abonnez-vous gratuitement !
   
  Magazine MCI
  Notre sommaire
  Contactez-nous
   

 

Membre du

Logo CCAB division de BPAI

 

 

 

  Menu pour le MCI
 

 

Doutez-vous parfois de votre sécurité ?

par Serge Gagné,
CRIA, consultant

Nous avons tous entendu un jour la recommandation suivante : « Dans le doute, il vaut mieux s’abstenir ». Pensez-vous avant d’agir afin d’assurer votre sécurité ? Le faites-vous sur une base quotidienne ? Vous rappelez-vous des occasions où vous auriez dû le faire ? Dans l’affirmative, vous savez donc que vous avez pris des risques à certaines occasions.

 

Révision préventive de dernière minute

 

Nous vous proposons de faire une révision personnelle de dernière minute avant d’exécuter un ordre de travail régulier ou un ordre plutôt inhabituel. Nous savons que ça n’augure jamais bien lorsque le travailleur est indisposé par sa commande à réaliser ou encore par quelque chose sur le plan psychologique ou physique. Il est prudent de comprendre votre commande du début à la fin.

 

Une personne minutieuse aura souvent une idée assez claire de ce qui peut faire défaut dans son travail. Elle sera attentive aux signes précurseurs d’une anomalie. Sachez que le phénomène de la malchance survient rarement aux gens qui sont organisés. En étant bien préparé, vous demeurez plus alerte dans votre fonctionnement quotidien. Ainsi, vous devenez davantage sensible à la prévention. Bref, vous laissez moins de place au hasard. Il n’y a pas d’exagération à vouloir anticiper ce qui pourrait tourner à la catastrophe. Concrètement, vous risquez de mieux composer avec ce qui n’était pas dans vos plans.

 

Dans son milieu, l’individu avisé sera capable d’identifier les facteurs de risques le visant lui et les autres personnes également exposées. Lorsque d’autres travailleurs interagissent autour de vous, savez-vous si ces gens présentent des risques par leurs actions ? D’ailleurs, sont-ils « nuisibles et dangereux » à cause de leurs activités produites à proximité ?

 

Devenez le patron qui montre l’exemple

 

En fournissant tout ce qu’il faut pour assurer la protection en vertu de la loi, l’entreprise réalise une excellente initiative de santé et de sécurité. Cependant, il faut dépasser de loin cette mesure pour prétendre gérer la prévention. Une vision de la prévention en ce sens serait trop restrictive. D’ailleurs, cette version simplifiée ne dégagerait pas l’employeur de l’éventail complet de ses responsabilités.

 

Les hauts dirigeants, les contremaîtres et les secrétaires doivent aussi prêcher par l’exemple lorsqu’ils vont se balader dans leur propre usine. Ils doivent respecter les règles au même titre que le personnel de la production. Dans le cas contraire, les écarts de conduite ne faciliteront en rien l’adhésion et le respect du plan de prévention. Et n’espérez pas voir apparaître des réflexes naturels de précaution chez les individus. Dans un tel contexte, il sera plus difficile d’établir des projets pour réduire ou même éliminer les problèmes à la source. En fin de compte, l’habitude de réfléchir avant d’agir ne s’installera pas facilement dans le milieu sans l’implication de tous et chacun. Le suivi patronal au sujet du va-et-vient dans l’usine est un bon indicateur du sérieux qu’il accorde à sa prévention organisationnelle.

 

Le choix d’encadrer vos gens

 

Rappelez-vous l’importance capitale d’un engagement « sans relâche » de la part de chaque individu. Cette attitude peut vous aider à offrir un milieu sain et sécuritaire. Il est impératif d’exécuter son travail quotidien avec de bons outils, le bon matériel et les méthodes requises. Une faiblesse que l’on rencontre souvent dans la PME concerne le manque ou carrément l’absence de l’encadrement auprès des ressources. Vos mécanismes de communication sont-ils fiables pour fournir des réponses à des questions posées par vos gens ? Le manque d’encadrement favorise l’émergence des mauvaises surprises. Ce genre de défaillance sera peut-être à la base d’un évènement « soudain et imprévu » qui entraînera une lésion grave ou seulement un bris de matériel très coûteux.

 

Les employeurs doivent réaliser qu’un travailleur, laissé à lui-même, va rarement prendre le temps d’observer des dangers ou des problèmes. Il faut encourager et féliciter la personne qui va analyser ses tâches dans le simple but de « reconnaître » des situations nuisibles. Prévenir, ça fait partie du travail. D’ailleurs, en l’absence d’un modèle entériné par la direction, ce même travailleur ne sera pas plus enclin à prendre l’initiative d’estimer aussi la « probabilité » des situations indésirables identifiées.

 

« Réfléchir avant d’agir » exige toujours un effort supplémentaire de la personne. Celle-ci doit s’organiser pour savoir à qui se fier et pour obtenir de l’aide rapidement. Les directives, les consignes, les avertissements écrits demeurent des moyens indémodables pour implanter une culture de prise en charge. Bâtir une discipline d’équipe à ce sujet est la garantie d’une orientation basée sur la qualité.

 

Éviter de jouer à la roulette russe

 

On peut dire de la personne qui ignore à quoi elle s’expose ou qui n’analyse jamais son travail qu’elle demeure plus vulnérable. Savoir qu’il existe des risques est essentiel. Ensuite, savoir comment limiter ces risques ou les éliminer est une stratégie qui repousse l’improvisation et les erreurs. Si vous anticipez des risques pour vos collègues, vous devez les avertir à l’avance et ne pas prendre pour acquis qu’ils savent tout comme vous ce qu’il faut faire afin de prendre des précautions. Ne les laissez jamais opérer dans l’ignorance advenant le cas. Passez votre message !

 

Faites la liste de vos problèmes potentiels et identifiez les mesures d’intervention qui seraient les plus réalistes. Ces mesures seront des points de repères en situation d’urgence. Ainsi, vous réaliserez plus vite et plus facilement les forces, les faiblesses et les lacunes qui se présentent à votre poste. Vous aurez l’instinct de la précaution. Une faute plutôt commune est celle du travailleur qui décide d’agir malgré le doute alors qu’il en est parfaitement conscient. Celui-ci décide, par la négligence ou la paresse, de prendre action sans avoir pris quelques minutes de son temps afin de réfléchir avant de produire quelque chose.

 

L’ignorance peut mener vers des conséquences aggravantes. Il serait donc plus que normal de se poser quelques questions relatives à son travail avant de l’entreprendre ou en cours de réalisation. Dans le cas contraire, c’est un peu comme jouer à la roulette russe.

 

Vous pouvez joindre M. Serge Gagné, chez Le Groupe ACCIsst inc.
au 1-888-864-7578 ou par courriel à info@accisst.com