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Comment accoupler vos
pièces mécaniques ?
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par
Ken Yamasaki,
conseiller technique |
« J’cherche un coupling pour des shaft
d’un pouce. Qu’chose de tough mais pas cher »
« Avez-vous d’autres informations pour
nous aider à choisir ? »
« Pas’d Lovejoy. La dernière fois,
l’caoutchouc a pas toughé 6 heures »
« Pompe à piston ? »
« ouais »
C’est fou ce que l’expérience peut nous
apporter. Non seulement j’avais déjà déterminé la cause probable
du problème mais je comprenais aussi exactement le langage
qu’utilisait mon client (dans notre domaine, beaucoup de termes
anglais sont utilisés pour référer au nom des pièces et j’ai donc
inclus la traduction de certains mots à la fin de ce texte).
Les accouplements sont malheureusement
souvent choisis sans considération pour la nature de
l’application. Le choix est assez vaste pour s’y perdre et les
utilisateurs ont souvent tendance à choisir un modèle simplement
parce qu’il leur est familier. Mais cette panoplie de choix existe
pour de bonnes raisons. Le choix du bon accouplement résultera non
seulement en une vie prolongée, mais aussi en une protection
additionnelle des autres composantes de l’équipement.
Leurs fonctions
La fonction principale d’un accouplement
est de joindre 2 arbres afin de transmettre la puissance entre un
et l’autre. Dans la majorité des circonstances, un accouplement,
dit flexible, sera utilisé afin d’accommoder un désalignement des
arbres. Il est presque impossible de parfaitement bien aligner 2
arbres et même avec une installation irréprochable, le travail
inévitable de l’infrastructure résultera en un changement de cet
alignement. Sans accouplement flexible, un désalignement
engendrera des charges dommageables sur les roulements après
lesquelles les arbres sont fixés. Une fonction parfois aussi
importante de l’accouplement est d’amortir les chocs et vibrations
générés par un appareil limitant ainsi les dommages. Par contre,
l’accouplement n’est pas une protection contre les surcharges.
Certains croient qu’un accouplement se désintégrera si une machine
bloque, protégeant ainsi le reste de l’équipement.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les fabricants ne publient
aucun chiffre sur la charge à laquelle un accouplement subira sa
défaillance (ce type de protection est plutôt assuré par une
composante appelé Limiteur de Couple).
Définissons les besoins
Tel que notre client ci-dessus, il
arrive régulièrement qu’une machine utilise un certain type
d’accouplement pour nulle autre raison que c’est le seul type
d’accouplement qui était connu du concepteur. Un client qui nous
approche avec un problème de durabilité nécessitera souvent une
réévaluation complète de ses besoins. Afin de bien choisir un
accouplement, nous demanderons :
-
Le type d’unité motrice (moteur à gaz
ou électrique).
-
La puissance ou le HP à transmettre.
-
La vitesse à laquelle tournera
l’accouplement.
-
La nature de la charge (pompe à piston
ou centrifuge, ventilateur à haute inertie).
-
Conditions environnantes spéciales.
-
Diamètre des arbres.
Chacune de ces caractéristiques
influence la sélection du type d’accouplements. Par exemple, un
équipement d’imprimeur nécessite un accouplement sans aucun jeu
interne afin de maintenir un synchronisme entre le papier et
l’encre. Un accouplement qui est utilisé tout près d’un four ne
pourra peut-être pas utiliser un caoutchouc.
Les 2 grandes familles
Les accouplements flexibles sont séparés
en 2 grandes familles : élastomérique et métallique. Les
accouplements élastomériques utilisent un caoutchouc comme élément
pour obtenir sa flexibilité. L’avantage de ce type est qu’il ne
requiert aucune lubrification et qu’il peut offrir un
amortissement des vibrations qui sont parfois dommageables. Ses
désavantages sont sa grosseur et souvent son coût par rapport à sa
capacité. Les accouplements métalliques obtiennent leur
flexibilité en utilisant soit un jeu entre les pièces métalliques
ou des pièces en acier flexible. Leurs avantages sont leurs
grandes capacités et leurs prix par rapport à cette capacité. Par
contre, ils ont le désavantage de nécessiter une lubrification et
de n’avoir presque aucune capacité d’amortissement.
Les élastomériques
Cette classe d’accouplement utilise 2
approches différentes : la compression et le cisaillement
(déchirement) de l’élément de caoutchouc. Les modèles à
compression incluent les accouplements à mâchoires, avec beignes
et avec douille et manchon. Le caoutchouc ayant une grande
capacité en compression, ce type d’accouplement possède
généralement une plus grande capacité pour sa grosseur que celui
avec son caoutchouc en cisaillement. Il a aussi l’avantage
d’offrir une plus grande résistance aux chocs. Pour des
applications où la rigidité de l’accouplement est importante, tel
que dans un équipement utilisant un servo-moteur, certains
accouplements à caoutchouc compressé peuvent offrir une rigidité
qui se compare à un accouplement métallique. De son côté,
l’accouplement, qui utilise le caoutchouc en cisaillement, offre
une plus grande accommodation au désalignement et une meilleure
capacité à amortir chocs et vibration. Ce type de construction
inclut les accouplements à pneu, avec manchon ou à caoutchouc
moulé.
Les métalliques
Les accouplements métalliques utilisent
aussi 2 approches différentes : à pièces conjuguées et à membrane.
Dans les accouplements à pièces conjuguées, la force est transmise
quand 2 pièces séparées s’accotent l’une contre l’autre. Ce type
de construction inclut les accouplements à dentures, à ruban
d’acier et à chaîne. Leurs avantages sont leurs capacités par
rapport à leurs grosseurs. Ils accommodent un bon désalignement
angulaire, mais très peu de désalignement parallèle. Ils possèdent
aussi une bonne rigidité, mais ont le désavantage d’avoir un jeu
interne qui se prête mal aux applications qui changent souvent de
direction. Les accouplements à membrane utilisent des disques
flexibles laminés pour transmettre la puissance. Cette
construction a l’avantage de ne nécessiter aucune lubrification.
Ils n’ont aucun jeu interne et sont très rigides, des
caractéristiques qui font en sorte qu’ils sont souvent utilisés
dans des applications de précision telles que des équipements
d’imprimerie. Ces accouplements sont simplement connus sous le nom
d’accouplement à disques.
Conclusion
Il est parfois avantageux de prendre
quelques minutes pour réévaluer la sélection d’un accouplement.
Notre client du début avait choisi un accouplement avec un
caoutchouc trop dur. Un caoutchouc trop dur, utilisé dans une
application avec d’importantes vibrations comme une pompe à
pistons, peut rapidement se désintégrer. La solution à son
problème était tout simplement de changer pour un caoutchouc mou
afin d’amortir les vibrations. La liste des différents
accouplements est longue et fait en sorte que plusieurs modèles
peuvent être choisis pour la même application. Il n’existe pas
toujours UN meilleur choix, mais certainement souvent un choix
moins désirable.

Vous pouvez joindre Ken Yamasaki,
conseiller technique chez
General Bearing Service au (514) 527-4513 ou par courriel : ken@gbs.ca
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