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Couvert du Magazine Circuit industriel

  Cette chronique a été publiée dans l'édition d' avril 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Les fonds de dividendes ou comment faire de l'argent à l'ancienne

Michel Roy

par Michel Roy, planificateur financier

Il y a quelques années, une importante institution financière américaine diffusait une publicité dans laquelle le commentateur disait : « We make money, the old fashion way » (nous faisons de l’argent selon la vieille méthode).

 

N’est-il pas curieux, après toute l’excitation des dernières années à propos de la nouvelle économie et de toutes les attentes créées par les nouvelles technologies, qu’on redécouvre tout à coup les bonnes vieilles méthodes pour faire fructifier son capital ?

 

Il y a à peine trois ans de cela, la mode voulait qu’on achète et qu’on vende rapidement pour faire de l’argent, parfois dans la même journée. Le « nec plus ultra » consistait à s’installer devant son ordinateur tout neuf et suite à la consultation de quelques graphiques gratuits sur internet, de passer des ordres d’achat le matin pour revendre dans l’après-midi et ainsi réaliser un joli profit. Que les temps peuvent changer !

 

Aujourd’hui, après la déconfiture des hi-tech et la fermeture de « quelques » comptes en ligne, et après avoir appris la vraie signification du mot « risque », les investisseurs sont partis à la recherche d’investissements plus solides, et les fonds de dividendes répondent parfaitement à ce besoin.

 

Saviez-vous que…

 

Les dividendes réinvestis représentent 60 % du rendement global du TSX (Toronto) depuis presque 50 ans.

 

Un exemple encore plus saisissant va nous démontrer l’importance primordiale des dividendes dans la performance d’un portefeuille. Si on compare l’indice Dow Jones (un indice ne reflétant uniquement que les cours boursiers-prix des actions) au même indice Dow Jones, mais cette fois-ci en y incluant les dividendes réinvestis, les résultats deviennent alors hors proportions ; en effet, l’indice de base est passé de 40 en 1896 à 11497 à la fin de 1999. D’un autre côté, si tous les dividendes versés par les compagnies faisant partie du même indice avaient été réinvestis au cours de cette période, le Dow serait passé à 829,636 $

 

L’attrait des dividendes

 

Selon monsieur Bill Procter, gestionnaire du Fonds de dividendes Mackenzie Maxxum, « les dividendes sont le premier signe de la stabilité financière d’une entreprise ».

 

Pour monsieur Procter, « les bénéfices restent une idée, tandis que l’argent comptant est un fait ». Selon lui, un dividende prouve qu’une société génère des bénéfices plus que suffisants pour gérer sa dette, investir dans sa croissance future et verser à ses investisseurs un revenu régulier en guise de récompense.

 

Et mieux encore, les conseillers économiques de l’administration américaine ont découvert que le versement de dividendes par une société est un élément clé dans la responsabilisation de cette société et de la confiance démontrée par les investisseurs envers les marchés boursiers.

 

Pourquoi les fonds de dividendes ?

 

Parce que les fonds de dividendes offrent toutes les caractéristiques nécessaires pour assurer la sécurité financière des investisseurs désireux de se constituer un patrimoine avec le minimum de tracas. Les résultats sont là pour en démontrer les principales caractéristiques :

 

  1. Des performances supérieures à long terme En terme de performance, les résultats suivants prouvent sans aucun doute que ces placements n’ont rien à envier à la majorité des portefeuilles disponibles sur le marché.

  2. Une protection réelle du porte-feuille contre les baisses de marché Le fait de verser des revenus réguliers permet de réinvestir à des prix plus bas, donc de limiter les effets de baisse du marché. De plus, les titres détenus dans un fonds de dividendes sont souvent du genre plus conservateurs.

  3. Une efficacité fiscale très intéressante Le taux d’imposition d’un revenu de dividendes est inférieur à celui d’un revenu d’intérêts, grâce au crédit d’impôts pour dividendes.

  4. Une croissance des revenus au fil des années L’aspect le plus intéressant d’un revenu de dividendes est sa capacité à augmenter avec le temps. Par exemple, supposons que vous achetez une action de la Banque A au prix de 20 $ l’action et que la Banque paie un dividende de 3 % annuellement. La première année, vous recevrez 0.60 $. Dix ans plus tard, l’action de la Banque est passée à 40 $ et elle paie toujours un dividende de 3 % par année. Un simple calcul nous indique que vous recevrez alors un dividende de 1.20 $ soit le double d’il y a dix ans.

Cet avantage pèse lourd dans la balance lorsqu’il s’agit de prévoir des revenus de retraite qui doivent durer pendant des décennies.

 

Performance de quelques fonds de dividendes biens connus

 

Nom du fonds 1 an 5 ans 10 ans 15 ans
Mackenzie Maxxum Dividendes 22.0 % 11.2 % 10.3 % 11.5%
Mackenzie Maxxum Croissance Dividendes 21.0 % 9.1 % 10.3 % 8.0 %
Standard Life Dividendes Canadien de Croissance 24.2 % 11.9 % 12.2 %*  
Dynamique Canadien de Dividendes 21.7 % 8.7 % 8.6 % 8.8 %

Source : Paltrak au 31 janvier 2004 * période de 9 ans

 

Conclusion

 

Que vous soyez encore actifs au travail ou que vous soyez à l’étape de planifier ou prendre votre retraite, les fonds de dividendes doivent avoir une place dans votre portefeuille de placements. Ce sont votre sécurité financière ainsi que votre niveau de vie futur qui en dépendent.

 

Vous pouvez joindre M. Michel Roy du Groupe Action Financière au
(418) 624-0850 ou par courriel au mroy@gaf.qc.ca