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  Cette chronique a été publiée dans l'édition de février 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Le Régime d’Épargne pour Soins de Santé (R.E.S.S)

Michel Roy

par Michel Roy, planificateur financier

Qui ne se souvient pas de la première greffe du cœur réalisée par le docteur Christian Barnard en 1967 ? Ce que la plupart d’entre nous ignorent cependant, c’est que le docteur Barnard était alors assisté de son frère Marius. Au cours des années qui ont suivi, le Dr Marius Barnard constata que ses patients subissaient souvent une rechute après une intervention chirurgicale, mais pour des raisons de stress reliées à leurs problèmes financiers plutôt qu’à des problèmes de santé.

 

C’est ainsi qu’il eût l’idée de créer un nouveau genre d’assurance qui permettrait à une personne d’obtenir un certain support financier suite au diagnostic d’une maladie grave. L’assurance pour maladies graves était née.

 

Le but principal de la planification financière consiste à envisager tous les scénarios susceptibles de se produire dans la vie d’une personne et d’allouer les ressources en fonction des besoins identifiés. De manière générale, il existe trois scénarios principaux :

  • Le premier prévoit qu’une personne vivra en santé et qu’elle doit donc accumuler un certain montant de capital au cours des années pour pouvoir subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa famille une fois sa vie de travail terminée.
     

  • Le deuxième vise à protéger la perte de revenus advenant une invalidité ou une maladie qui empêche cette personne de continuer à générer les revenus nécessaires au bien-être de sa famille ou à la continuation de son entreprise (qui représente souvent une grande partie du capital prévu pour l’après travail).
     

  • Le troisième scénario vise à fournir à la famille et / ou aux associés suffisamment de capital pour maintenir le rythme de vie établi ou éviter la fin de l’entreprise en cas du décès de l’individu.

La protection en cas de maladies graves s’inscrit donc dans la deuxième étape où une personne se voit diagnostiquer une maladie sérieuse qui l’oblige à cesser ou à ralentir ses activités.

 

Les statistiques parlent

 

Avec le vieillissement de la population et les avancées de la médecine, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des gens qui ont survécu à des accidents coronariens ou à un cancer et qui ont repris leurs activités au même rythme ou presque qu’auparavant.

 

Pour mieux comprendre, les statistiques nous interpellent de façons assez surprenantes. Au Canada, plus de 100 000 nouveaux cas de cancer sont déclarés chaque année. Parmi vous et moi et les gens que nous connaissons, une personne sur trois sera atteinte d’un cancer de type malin. Et dans ce même groupe, une personne sur quatre souffrira d’une maladie cardiaque. Dites-moi, qui aurait l’idée d’annuler sa police d’assurance incendie sur sa résidence ou sa police d’assurance accident sur son auto sous prétexte que peu de maisons brûlent ou qu’il n’arrive pas tant d’accidents que ça ?

 

Pourtant la valeur d’une maison ne représente que de 2 à 5 fois les revenus bruts annuels d’une personne alors que la valeur financière de la santé se mesure en décennies de revenus, des centaines de milliers de dollars, sans compter tous les effets psychologiques sur l’individu, sa famille et son entourage d’affaires.

 

Comment fonctionne le Régime d’Épargne pour Soins de Santé
(ou assurance maladies graves) ?

 

La protection en cas de maladies graves fonctionne de façon similaire à l’assurance-vie sauf que le capital d’assurance est payé du vivant de l’assuré.

 

Voici un exemple :

Un homme est âgé de 50 ans et il ne fume pas. Il contracte une assurance d’un montant de 100,000 $ (coût de 1162 $ annuellement) qui lui sera payable suite à un diagnostic pour une des 21 maladies graves qui sont couvertes dans le contrat ; 30 jours après le diagnostic, il recevra son chèque au montant de 100,000 $ de la compagnie d’assurance.

 

Avantages supplémentaires :

 

L’avantage le plus important de ce genre de contrat réside dans le fait que cette personne retrouve toujours les sommes qu’elle y a investies ; en effet, après une période de 15 ans, si cette personne n’a pas été malade, elle peut demander le remboursement intégral des primes qu’elle a payées. Et si l’assuré décède avant la fin de son contrat, la compagnie d’assurance remboursera la totalité des primes payées. Voilà donc une façon de gagner sur tous les fronts.

 

Il est de plus très important de préciser que l’individu est libre de faire ce qu’il veut avec son argent ; il peut utiliser ce montant aussi bien pour aller se faire soigner en dehors du Canada que payer ses dettes ou s’offrir un voyage. De plus, il pourrait même continuer à travailler s’il en a la capacité.

 

Conclusion

 

Les coûts des soins de santé augmentent de manière exponentielle. Le gouvernement se désengage davantage des programmes de soins de santé. Et les dépenses grandissantes causées par le vieillissement de la population continueront d’encourager la médecine à deux vitesses qui existe déjà. En cas de maladies graves, nos choix sont assez simples : rejoindre les lignes d’attente ou prendre un rendez-vous avec les meilleurs spécialistes en Amérique du Nord pour obtenir les traitements que nous choisissons.  

 

Vous pouvez joindre M. Michel Roy du Groupe Action Financière au
(418) 624-0850 ou par courriel au mroy@gaf.qc.ca

 

Rédigé en collaboration avec Benoit Couillard, AVC, Directeur Développement des Affaires, Groupe Financier Partenaires Cartier