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Pourquoi faut-il bien
former vos opérateurs
Saviez-vous que de 1992 à 2000, il y a eu 19 décès de personnes, âgées entre 15 et 67 ans, les impliquant dans des accidents de chariots élévateurs. De plus, pour l’année 2001, on compte un peu plus de 2 millions de dollars en déboursés totaux associés à différentes sortes d’accidents.
En 2001, parmi 602 dossiers survenus dans la province, on comptait 46 % de cas de plaies et de contusions, 22 % de traumatismes et de blessures musculaires, 12 % de traumatismes et blessures aux os et aux nerfs, et enfin 20 % de blessures diverses. Ces statistiques ont un point en commun. Elles expliquent des événements mettant en cause des chariots élévateurs.
Les chariots élévateurs sont des équipements lourds qui génèrent une force incroyable, compte tenu de leur taille respective. D’ailleurs, c’est en partie ce qui rend la chose plus dangereuse pour le travailleur ignorant et curieux. Le danger de l’illusion se concrétise souvent avec l’envie de « tester » ce semblant de gros jouet pour adultes présent dans l’usine, à l’entrepôt ou sur votre chantier. L’image est trompeuse et l’utilisateur sans expérience prendra des risques pouvant lui faire subir sournoisement des blessures mortelles.
Savoir contrôler vos coûts
La formation des gens à titre de cariste prend tout son sens puisqu’elle permet de prévenir bien plus que des accidents du travail. Il faut aussi en déduire que de bonnes manœuvres permettront d’éviter les bris des équipements d’entreposage, les bris de chargements de marchandises de toutes sortes, les bris de vos chariots et elles faciliteront l’application d’un entretien méthodique et davantage préventif. Les entreprises qui font des analyses de coûts en matière de pertes, d’entretiens, de réparations, de reprises de temps, etc…, se rendent vite compte que ces programmes de formation ont des impacts financiers significatifs. Le retour sur l’investissement est toujours plus que pertinent.
Prévenir pour votre sécurité et votre santé
L’inspection avant chaque quart de travail s’avère une tâche préventive plus que souhaitable. Elle est beaucoup trop souvent négligée pour ne pas dire ignorée par les opérateurs. Pourtant, il s’agit d’une habitude très sage qui ne prend que quelques minutes au début de chaque quart. C’est une étape qui a pour but de déceler des anomalies avant d’amorcer le travail. C’est simplement par ces petits gestes que l’on peut éviter des dommages matériels imposants et des drames humains.
L’entretien régulier réalisé avec une cédule adaptée devient un atout. Les chariots électriques ont des risques propres à leur source d’énergie. On ne peut les ignorer losqu’on les opère. Le monoxyde de carbone est un autre facteur de risque à considérer sérieusement dans le cas des chariots fonctionnant au propane. Cette problématique visant le « CO » a même fait l’objet d’un plan d’intervention par la commission. Sans vouloir faire de publicité, il existe des fournisseurs de produits qui offrent des solutions et des produits très pratiques. Trop d’entreprises ne prennent jamais assez de temps pour faire des choix durables. Ces choix seront par la suite intégrés rapidement et maintenus avec absence d’un suivi sérieux.
Le but d’une formation
Le but de toute formation est d’acquérir les connaissances, les habiletés et les aptitudes nécessaires à la conduite professionnelle d’un chariot élévateur tout en respectant les lois, les règlements et les normes. Suivant un cours, vous devez être en mesure d’identifier et de différencier les principaux éléments mécaniques et énergétiques de votre chariot. Il serait judicieux de maîtriser les méthodes de travail concernant la manipulation de charges tout en assurant l’application des principes et des règles de base en « gerbage et dégerbage ».Ces règles particulières ont pour but de contrôler les situations pouvant mener au renversement de votre marchandise.
Croyez-vous que vos opérateurs ont ce qu’il faut ?
Ces personnes doivent être au fait de notions sur le « SIMDUT » pour les produits dangereux du milieu et sur le « TMD » pour la préparation et le transport des produits dangereux. Ils doivent être familiers avec les symboles inscrits sur les contenants qu’ils déplacent sporadiquement ou plus régulièrement.
Un cariste doit connaître aussi la nature, les dimensions, le poids et la vulnérabilité de chaque chargement de marchandise. Ce dernier doit être capable de déterminer le centre de gravité de sa charge. Il faut être capable d’évaluer le poids maximum de la charge en fonction de la capacité « officielle » de chaque chariot. Il serait aussi sage de savoir et de respecter les méthodes d’empilage sur une palette afin de réaliser des déplacements sécuritaires.
Le cariste doit se familiariser avec les fonctions des leviers et des pédales de son chariot pour mieux faire face aux situations inattendues. Les dangers potentiels comme les surfaces glissantes, les obstacles, les emballages inadéquats et la manière de contourner les piétons doivent être des notions acquises avant de conduire un chariot. Il est déplorable de constater que plusieurs opérateurs d’expérience ne sauraient pas réagir correctement lors du renversement de leur chariot afin d’éviter d’être blessé sérieusement ou afin de ne pas devoir jouer le dernier rôle de sa vie dans un scénario bête et imprévu.
En terminant, il est imprudent de ne pas inclure sur la liste des utilisateurs autorisés de votre organisation tous les gens qui vont, parfois ou souvent, prendre les commandes d’un chariot en absence de vos opérateurs réguliers. Tous ces gens dynamiques et sans expérience sont les plus vulnérables. Cette personne susceptible de vous dépanner devrait inévitablement prendre part à ce type de formation. Souvenez-vous que les opérateurs qui ont une maîtrise partielle des objectifs sont moins autonomes et bien moins efficaces au travail. Une formation en ce sens devient un investissement payant en matière de qualité, de productivité et de sécurité.
Monsieur Rock Noël est consultant en
prévention. Nous le remercions pour sa collaboration à la
rédaction de cette chronique.
Vous pouvez joindre M. Serge Gagné, chez
Le Groupe ACCIsst inc.
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